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Faut-il culpabiliser de prendre l'avion ? 

Pascal Languillon, 12 Mars 2007

Eternel dilemme du voyageur écolo. 

Curieux, tu souhaites découvrir le monde et te plonger dans une nature presque intacte, qui n’existe malheureusement presque plus chez nous. Alors pour une fois tu souhaites aller loin, très loin, pour pouvoir te sentir enfin libre et bien dans ta tête. La Mongolie te tente, on te comprend. On a même un très bel ecolodge à te conseiller. Mais tu as de suite conscience du petit crime que tu commets ainsi : l’avion,  éternel accusé, contribue massivement au réchauffement de la planète. Prendre ou ne pas prendre ? Telle est ta question…

C’est vrai, d’autres solutions existent. Le train, bien sûr, pour les petits trajets… Oh, l’Orient Express est bien tentant également, mais tu dois avant tout composer avec ton emploi du temps. Aller vite, c’est pouvoir profiter sur place. La planète, très bien, mais tes vacances alors ??

Rassure-toi, voyageur écolo, prendre l’avion n’est pas (toujours) un crime. Le voyage ouvre les yeux, il ouvre le cœur. On ne peut vouloir protéger la nature sans la connaître ni sans l’aimer. Rassure-toi, le tourisme est aussi un bon outil de protection de l’environnement, et il participe au développement économique local : un arbre vivant vaut plus qu’un arbre mort, et ton voyage peut aussi servir à cela.

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Comment crois-tu que les parcs nationaux seraient financés si il n’y avait pas de visiteurs ? Et puis rassure-toi, tu peux aussi compenser les émissions de CO2 que tu vas causer par ton déplacement en avion, en finançant un projet de développement des énergies renouvelables sur le site d'Action Carbone. Symbolique, certes, mais tangible et concret. Rappelle-toi d’une chose tout de même : pour les trajets de moins de 700 Kms, privilégie plutôt le train !

Et si tu pars en vacances au bout du monde, essaie d’y rester longtemps…

Oh, dernière chose : essaye de convaincre tes collègues qu’il est temps de passer à l’ère des visio-conférences, et n’oublie pas d’acheter autant que possible des produits locaux. Le transport des marchandises est toujours bien plus polluant que celui des êtres humains…  En attendant, bon voyage…

Pascal Languillon, 7 Avril 2007.

 
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