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Eco-Destinations : EquateurPetit pays confiné entre le Pérou et la Colombie, l’Equateur n’a pas la renommée internationale de ses illustres voisins, si ce n’est pour l’archipel des Galápagos, rendu célèbre par Charles Darwin et sa théorie de l’évolution des espèces.Pourtant, avec son trio « Côte, Sierra et Amazonie », la partie continentale du pays constitue l’un des trésors cachés d’Amérique du Sud. Sur un territoire presque deux fois plus petit que celui de la France, on peut se glisser en une journée de l’Océan Pacifique à la jungle tropicale en passant par les flancs de volcans aux neiges éternelles, faisant de cette terre un paradis de contrastes naturels. Le pays se positionne comme l’un des hauts lieux de la biodiversité à l’échelle de la planète. Il a même été dénommé « le pays de la mégadiversité ». Les ornithologues peuvent s’extasier d’y observer la plus grande densité d’oiseaux au monde, avec plus de 1500 espèces, soit 18% de toutes les espèces répertoriées sur Terre. On y trouve également plus de 320 espèces de mammifères, 350 espèces de reptiles, et 375 espèces d'amphibiens. Baleines, dauphins, caïmans, boas, toucans, tapirs, singes, condors et lamas cohabitent joyeusement sur cette Arche de Noé miraculeusement préservée de la main destructrice de l’Homme. La flore n’est pas en reste, car la partie Equatorienne de l’Amazonie arbore un cinquième des espèces végétales mondiales, sur seulement 2% de la superficie totale de la forêt amazonienne! Sur un cinquième d’hectare, on a dénombré 505 espèces d’arbres de plus de deux mètres de haut, soit dix fois plus que sur tout le territoire français. Cette extraordinaire explosion de vie résulte des différentes altitudes et différents climats créés par la topographie étonnante du pays.
Selon Diego Andrade, les autorités doivent jouer la carte de l’écotourisme si elles veulent augmenter les revenus générés par le tourisme: « Le pays a un potentiel écotouristique incomparable, et nous devons développer ce marché si nous voulons nous démarquer de la concurrence ». Il n’est cependant pas le seul à croire que l’écotourisme peut aider à augmenter les ventes. De très nombreuses agences et hôtels utilisent actuellement le préfixe « éco » dans leur promotion pour s’attirer un plus grand nombre de clients, sans pour autant respecter les principes du développement durable, à tel point que certains observateurs considèrent que le terme est aujourd’hui dénué de sens. Afin de clarifier la situation, l’ASEC a récemment lancé un programme de certification qui consiste à labelliser les tour opérateurs et écolodges en tant qu’ « entreprises d’écotourisme », suite à la vérification du respect de certaines « normes d’écotourisme ». Ces standards minimaux à respecter incluent la qualité des services proposés, la maîtrise des impacts sociaux et environnementaux, le traitement des déchets, la petite taille des groupes de visiteurs, le respect des cultures locales, et une promotion qui correspond à la réalité du lieu visité. Trente-deux entreprises ont été pour le moment certifiées, et une quarantaine d’autres devraient l’être d’ici l’an prochain. Les entreprises certifiées seront mises en avant dans la promotion touristique du pays. Le but est également d’apporter de l’aide aux entreprises non certifiées pour qu’elles s’améliorent et puissent rejoindre le réseau. Diego Andrade conclut : « Si on peut prouver au gouvernement que sur le long terme l’écotourisme va ramener plus de devises au pays que le pétrole, alors nous pourrons espérer arrêter la destruction de notre patrimoine naturel. Je suis déjà témoin d’un changement au niveau des mentalités dans les hautes sphères administratives, et j’ai bon espoir que notre stratégie d’écotourisme portera ses fruits d’ici à la fin de la décennie. » Texte et photos Copyright Pascal Languillon, Article publié dans Ecotourisme Magazine numéro 2, 2005. |
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