Stratégie nationale du tourisme durable en Nouvelle Zélande


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Rencontre au Ministère du Tourisme de Nouvelle-Zélande avec le directeur généralMr Ray Salter, pour lui poser quelques questions sur la politique nationale en matière de tourisme durable.

Morceaux choisis :

« - Quelle est votre stratégie nationale pour faire en sorte que le tourisme en Nouvelle-Zélande soit durable ?

Nous venons d’établir une stratégie pour répondre à notre vision 2015, qui est d’avoir un secteur touristique leader de l’économie néo-zélandaise, dans une perspective de développement durable. Nous en sommes encore aux prémices, mais nous allons mettre toute une batterie d’activités en place. La première, qui a déjà commencé, est d’intégrer des critères obligatoires sur la responsabilité sociale et environnementalepour toute entreprise du secteur touristique en vue de l’obtention du label de qualité national appelé Qualmark. A titre de comparaison, c’est comme si en France pour qu’un hôtel ait ses deux ou trois étoiles, il devait satisfaire un minimum de critères écologiques. Les hôtels qui ont des bons scores sur ce point auront également attribués un logo spécial, Qualmark Green, pour les distinguer des autres. Petit à petit, nous espérons que toutes les entreprises touristiques néo-zélandaises soient exemplaires sur ces points là, dans leurs catégories respectives.

Comment faîtes-vous pour régler le problème des émissions de CO2 liées à tout voyage en Nouvelle-Zélande ?

- Nous sommes très isolés, et nous ne pouvons pas faire grand-chose en ce qui concerne le trajet aérien des voyageurs internationaux… même si je dois dire qu’Air New Zealand est certainement la compagnie la plus à la pointe en ce qui concerne les réductions d’émissions et l’utilisation de biofuels. Nous pouvons par contre avoir un impact important en réduisant les émissions produites sur place, en travaillant avec tous les opérateurs (bus, locations de voiture, camping-cars, etc.) afin qu’ils utilisent les moteurs les moins gourmands, etc. Utiliser moins d’énergie dans l’hôtellerie est une autre priorité sur laquelle nous nous penchons actuellement.

- Y’a-t-il un décalage entre l’image ‘clean and green’ que vous vendez au monde et le fait qu’il y ait beaucoup d’activités motorisées très polluantes comme l’Héli-skiing et les jet boats ?

Nous avons toujours été un pays d’aventure, et certaines personnes viennent aussi pour cela. Mais évidemment les gens qui prennent l’hélicoptère sont une petite minorité… Soyons francs, les voyages les plus polluants ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Un « backpacker » qui fait le tour du pays en van avec sa tente va produire plus de CO2 qu’un client d’hôtellerie haut de gamme qui se fera une semaine dans le même établissement. Même si il prend l’hélicoptère pour s’y rendre…Mais évidemment, je suis d’accord pour dire que les opérateurs touristiques doivent réduire leurs émissions, et Dive Tutukaka utilise par exemple des techniques à la pointe pour y parvenir.

- Les touristes souhaitent en général découvrir la culture Maori, mais finalement, il nous paraît peu facile au premier abord de sortir des spectacles de foire et autres mises en scènes superficielles… Comment s’y prendre ?

Le tourisme Maori a énormément progressé ces dernières années, tant au niveau de la quantité des prestations proposées qu’au niveau de la qualité. Il y a de plus en plus d’opérateurs qui proposent la découverte de la culture Maori d’une manière plus authentique que ce qui a été proposé jusqu’à présent. Il est aussi possible de pratiquer une activité de pleine nature, comme l’observation baleinière, avec des guides Maori, ce qui permet de voir une autre facette de la culture Maori.

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