Les professionnels du tourisme s’engagent pour la planète


gestion-de-leau-tourisme-durableComment s’engager pour la planète?

Nombreuses sont les idées et initiatives pensées par les acteurs du tourisme pour protéger et préserver les merveilles de notre planète. La liste qui suit a pour but de vous éclairer sur certaines de ces pratiques et de vous expliquer leur intérêt et importance pour un développement durable. Non, le tourisme n’est pas incompatible avec la protection de l’environnement. Voyagespourlaplanete.com vous en apporte la preuve.

DANS LA CONSTRUCTION

· Eco et bio-construction. Le principe est d’utiliser des matériaux naturels pour construire les logements pour une pollution intérieure nulle ou amoindrie. Il existe beaucoup de bio-matériaux pour le bricolage du sol au plafond, pour le gros œuvre, l’isolation et les finitions : bois, pierres, briques, chanvre, terre crue, terre cuite, la laine de bois, le lin, la laine de mouton, le feutre, le liège.
· Construction en matériaux locaux.
Tout l’intérêt réside dans le fait d’utiliser au maximum les ressources disponibles localement afin de limiter les transports de matériaux entre le lieu d’approvisionnement et le lieu de construction. C’est également l’opportunité de perpétuer et valoriser la construction d’habitats traditionnels.

DANS LA GESTION DES RESSOURCES

Electricité : utilisation d’énergies renouvelables
· Panneaux solaires : la méthode consiste à capter les rayons du soleil pour fabriquer de l’électricité. Usons et abusons de cette ressource prodigieuse d’autant plus qu’elle est abondante et gratuite !
· Centrale hydroélectrique : la force d’un courant ou d’une chute d’eau va être utilisée pour produire de l’électricité au moyen d’un générateur.

Outre l’économie financière réalisée en consommation d’énergie ( sur le moyen à long terme (mais pas toujours) car certains équipements écologiques sont plus chers à l’achat), cela permet d’utiliser des sources d’énergie non polluantes pour l’environnement, qui ne dégagent pas ou peu de gaz à effet de serre, première cause du réchauffement climatique.
De plus, dans certains endroits reculés avec peu d’habitations, les installations d’électricité courante peuvent gâcher le paysage et représenter un danger d’électrification pour les animaux.

Eau : systèmes de récupération de l’eau

La gestion de l’eau est devenue une priorité internationale.
· La récupération de l’eau de pluie évite de puiser dans les réserves des nappes phréatiques car, bien qu’étant naturelle, cette ressource n’est pas inépuisable. Cela peut se faire à l’aide de cuves enterrées dans le jardin reliées aux tuyaux d’évacuation des habitations. Il y a même des cuves hors sol décoratives. L’eau pourra ensuite être redistribuée selon les usages souhaités.
· Traitement des eaux usées à l’aide de filtres, plantes et produits naturels.
Chaque jour, notre consommation en eau avoisine les 135 litres par personne ! L’eau récupérée et stockée grâce à ces méthodes pourra être utilisée pour l’arrosage des jardins, le nettoyage, la lessive ou encore dans les toilettes, et faire ainsi économiser jusqu’à 50% de notre consommation quotidienne ! L’eau potable peut être réservée à l’alimentation et l’hygiène.

DANS LES EQUIPEMENTS
· Piscines naturelles : il s’agit d’un système de purification écologique qui imite la nature en filtrant l’eau uniquement avec des pierres, des plantes et des bactéries. La nature se charge de tout pour un nettoyage sans chlore et autres produits chimiques. Certaines d’entre elles intègrent même une cascade pour permettre l’oxygénation de l’eau et ainsi réduire les risques d’allergies et autres inconvénients des piscines traditionnelles.
· Piscines avec ionisation : un ionisateur dégage des quantités minimes de minerais (cuivre et argent), détruisant ainsi les algues et bactéries. Complètement inoffensif pour l’Homme, ce système réduit l’utilisation de chlore de 80% à 90%.

GESTION DES DECHETS
Le tri des déchets permet de réduire la quantité de déchets à incinérer et de recycler les déchets triés pour fabriquer d’autres objets tels que des contenants etc. Les matières premières « vivantes » comme les arbres sont ainsi épargnées, et l’utilisation du pétrole réduite.
Le compost permet le recyclage des déchets organiques et est ensuite utilisé comme engrais naturel pour les végétaux.

DANS LA GASTRONOMIE

· Manger local : cela peut paraître étonnant et pourtant cuisiner à l’aide de produits locaux (et de surcroît biologique) est le premier geste écolo ! Pas besoin d’importer les ingrédients de loin et par conséquent moins de transport polluant ! De plus, cela permet de valoriser la culture culinaire du pays et de favoriser sa transmission à travers les générations.
· Manger bio : consommer et produire des produits alimentaires biologiques, c’est manger sain et sans produits chimiques mais c’est avant tout respecter la nature, la terre et les saisons de production. En retour, cette dernière nous le rendra bien en nous offrant des aliments plus savoureux !
· Manger végétarien : pour certains, le choix de manger végétarien ou une cuisine sans bœuf ne relève pas de la fantaisie comme quelques uns pourraient le penser mais d’une réelle conscience écologique : pour pouvoir paître le bœuf a besoin de prairies, et dans certaines régions, ce sont des forêts entières qui sont coupées pour l’élevage.

POUR LE DEVELOPPEMENT LOCAL

Amélioration des conditions de vie
· L’emploi de la population locale permet de re-dynamiser certaines zones, d’y réduire le chômage, d’offrir des emplois souvent plus rémunérateurs ou plus attractifs. C’est aussi donner une chance à des personnes souvent peu qualifiées pour accueillir une clientèle étrangère, et éventuellement les former aux langues, à la gestion hôtelière etc. Il s’agit là d’impliquer les populations locales pour améliorer leurs conditions de vie et empêcher les phénomènes d’exode vers les grandes villes qui favorisent la formation de bidonvilles.
· Favoriser le tissu économique local en valorisant le savoir-faire des artisans et producteurs de la région, en vendant leur production aux touristes par exemple, ou en en faisant la promotion.
· Une partie des bénéfices ou du prix du séjour de certains hôtels est parfois réservée au financement de micro-projets de développement divers : citons par exemple l’aide à la construction d’une école ou la participation aux achats des fournitures scolaires, le financement d’un dispensaire, l’aide à l’accès à l’eau potable…

Préservation des écosystèmes

· Financement de réserves naturelles, le pays n’ayant pas toujours l’argent pour le faire et donc préserver son environnement.
· Réserves privées : afin de préserver les biotopes (petits écosystèmes), et les beaux paysages de leur région, certains hôteliers rachètent des centaines d’hectares de terres, empêchant ainsi les constructions massives de promoteurs immobiliers sans scrupules.
· Sentiers et centres d’interprétation. Cela permet d’apporter des explications sur la nature, de sensibiliser à ses multiples trésors, sa connaissance étant la première étape pour l’apprécier et la préserver.

DANS LES ACTIVITES
Certains prestataires favorisent l’utilisation de transports non polluants pour la pratique de leurs activités : à pied, à vélo, à cheval, en pirogue, etc.
D’autres vont même jusqu’à offrir une petite réduction sur le prix de la chambre pour les clients ayant emprunté les transports en commun pour venir jusqu’à l’hôtel !

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