Tourisme équitable et solidaire


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Photo Copyright Pascal Languillon

Le tourisme équitable est en quelque sorte le petit frère du commerce équitable : le concept se réfère à un échange Nord-Sud où le consommateur du Nord achète un produit du Sud en passant par un organisme qui certifie aux producteurs de recevoir un salaire plus « juste », c’est-à-dire au-dessus du prix du marché artificiellement imposé par les règles commerciales qui prévalent dans le système capitaliste libéral.

Dans le même ordre d’idée, le tourisme équitable permet aux populations locales de tirer davantage de bénéfices socio-économiques du tourisme, car il est développé par ou au minimum avec elles, dans le but d’améliorer leurs conditions de vie. Il s’agit presque exclusivement de gestion communautaire : il n’y a pas de propriétaire privé car le projet touristique (campement villageois, maisons d’hôtes, etc.) appartient au village tout entier, et ses bénéfices sont utilisés pour financer des projets de développement, comme par exemple un puits ou un dispensaire.. De plus, les communautés décident elles-mêmes des orientations à donner à cette activité touristique. On parle aussi de tourisme communautaire ou de tourisme autochtone.

Selon l’Association du Tourisme Equitable et Solidaire, « le tourisme solidaire regroupe les formes de tourisme alternatif qui mettent au centre du voyage l’homme et la rencontre et qui s’inscrivent dans une logique de développement des territoires. L’implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature et une répartition plus équitable des ressources générées sont les fondements de ce type de tourisme. »

Dans le tourisme solidaire, une partie des bénéfices ou une participation financière par voyageur est reversée pour le développement de projets utiles à toute la communauté visitée. Il s’agit donc de créer un lien de solidarité entre les voyageurs et les populations visitées, en contribuant à l’amélioration des conditions de vie. Mais attention, même si parfois le touriste peut décider de mettre la main à la pâte en participant par exemple à la construction d’un puits, le tourisme solidaire est tout sauf de l’humanitaire. Pour le voyageur, cela signifie partir en vacances en évitant les grandes chaînes hôtelières et en allant au plus proche des populations afin d’apporter un soutien financier direct à ces dernières, mais il ne s’agit pas d’apporter une réponse à des situations d’urgences, de famines, ou de catastrophes naturelles.

Texte extrait du Guide du Routard du Tourisme Durable, rédigée par Pascal Languillon, directeur de Voyagespourlaplanete.com et de l’Association Française d’Ecotourisme