Ian Winkless, Association les 3 Salazes à l’île de la Réunion

Trois questions à IAN WINKLESS, Association les 3 Salazes à l’île de la Réunion, spécialisée dans la mise en valeur du patrimoine du cirque de Cilaos: www.3salazes.com Pascal Languillon : Que proposez-vous aux visiteurs du magnifique cirque de Cilaos ? Nous proposons des séjours où les visiteurs nous aident à arracher les plantes envahissantes tout  en […]

Trois questions à IAN WINKLESS, Association les 3 Salazes à l’île de la Réunion, spécialisée dans la mise en valeur du patrimoine du cirque de Cilaos: www.3salazes.com

Pascal Languillon : Que proposez-vous aux visiteurs du magnifique cirque de Cilaos ?

Nous proposons des séjours où les visiteurs nous aident à arracher les plantes envahissantes tout  en découvrant les sentiers botaniques, où les visiteurs peuvent goûter au carry traditionnel au feu de bois, découvrent l’utilisation de la tisane. Ils sont ravis ! Pour 15 € par personne pour un circuit de 5 heures repas compris, ils ont droit à un pan de culture Réunionnaise, avec une explication historique, la visite de l’îlet des Trois Salazes…

Quelle est votre vision du développement du tourisme sur l’île de  la Réunion ?

Il faut développer un tourisme de bien-être lié aux traditions socioculturelles, et intimement lié à la création du Parc National des Hauts. Je pense que le tourisme participatif devrait jouer une place grandissante à la Réunion, que les visiteurs devraient sortir d’une consommation passive et devraient contribuer à la préservation du patrimoine Réunionnais. Notre séjour est vraiment en dehors des sentiers battus, pourtant le bouche à oreille a très bien fonctionné et nous avons vu 20 000 visiteurs l’an dernier. La preuve que l’écotourisme a un énorme potentiel à la Réunion. Il a le pouvoir de redonner confiance aux créoles en leur propre culture, qu’ils ont toujours tendance à dissimuler car on leur a fait honte. Aujourd’hui, il est temps de reprendre le destin de l’île en main.

 Comment est-ce que les autorités peuvent vous aider ?

Il faudrait davantage d’interactions avec les acteurs du terrain. Et il faudrait surtout que la politique touristique de l’île change. Le développement durable devrait être au cœur de la démarche. Il faut prendre en compte la capacité de charge de certains sites, et développer le volet éducatif : pourquoi ne pas développer un canyoning respectueux de la nature, avec découverte des orchidées ? Zozieau la Vierge, une espèce endémique, doit interrompre son chant d’amour long de 2 heures si il est dérangé par le cri des canyoneurs… et tout recommencer dès le début. Il faut apprendre à écouter la nature.

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